Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/78

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I

LE MERLE D’OR.


Il était une fois un homme riche qui avait trois fils. Il tomba malade, et il fit venir des médecins de toute sorte, et même des reboutous ; mais ils ne connaissaient rien à son mal et ne pouvaient lui procurer aucun soulagement. À la fin, il vint un médecin étranger qui déclara que le Merle d’Or pourrait seul guérir le malade.

Le vieux seigneur envoya son fils aîné à la recherche de l’oiseau merveilleux, en lui promettant de grands biens s’il parvenait à l’apporter, et il lui donna de l’argent pour voyager à son aise.

Le jeune homme se mit en route et ne tarda pas à arriver à un endroit où quatre chemins se croisaient ; il se trouva bien embarrassé, ne sachant lequel prendre, et il jeta son chapeau en l’air en se disant qu’il irait du côté où tomberait le chapeau. Après avoir cheminé pendant deux ou trois jours, il s’ennuya de marcher sans sa-