Page:Peacock - Anthelia Melincourt T1.djvu/156

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il regardait de tous côtés avec étonnement, pour savoir si l’on pouvait tolérer une telle audace. J’enviais le sort, de son domestique, qui vivait parmi ses égaux, qui pouvait au moins avoir une opinion et l’exprimer librement ; pendant que toutes mes fonctions devaient être celles d’un miroir, et tous mes mouvemens, ceux d’un automate.

Je vis bientôt que je n’avais plus que le choix, ou de devenir esclave et hypocrite, ou de quitter M. Dross ; je pris le dernier parti, et me déterminai à ne plus vivre sous le toit d’un supérieur, si je devais y être considéré comme le plus vil et le plus abject des hommes.

Je retournai à mon premier logement et je me procurai de l’ouvrage, en copiant pour un homme de loi. Mon travail était assujettissant et mon gain médiocre. Mais,