Page:Pelletan - Le Monde marche.djvu/107

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Et en présence de cette perpétuelle métamorphose de l’homme à travers le temps ; et de cette perpétuelle croissance de vie dans l’histoire, vous demandez à l’école de la perfectibilité, avec un léger sourire d’ironie, si jamais le progrès a fait du corps humain, revu, corrigé, augmenté et amplifié après coup, une espèce de dieu monstre à la façon de Brahma, avec je ne sais combien de têtes, de jambes et de bras, pour mieux penser sans doute, mieux marcher, mieux étreindre le monde dans son embrassement : « Où donc sont, dites-vous, les preuves ou les indices des moindres progrès dans la construction physique de l’humanité ? Quels sens manquaient aux hommes des premiers âges ? Quels sens ont été ajoutés aux hommes d’aujourd’hui ? Y a-t-il un nerf, une fibre, un ongle, un muscle, une articulation de différence entre l’homme d’hier et l’homme de qua-