Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/124

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sister à l’exploitation. Dès le xive siècle, nous les trouvons organisées pour débattre les salaires. Deux cents ans plus tard, dans les grèves du xvie siècle, les ouvriers se présentent toujours groupés en « confréries. »

On conçoit que l’autorité ait vu d’un mauvais œil ce dernier acte de liberté. Du xive siècle jusqu’à la fin, la royauté ne cesse de les interdire ; elles ne cessent pas non plus de reparaître ; sans cesse poursuivies et discutées, pour être simplement tolérées après, jusqu’aux prochaines rigueurs.

C’est aux confréries qu’il faut rattacher l’institution du compagnonnage, dont l’institution et les cérémonies bizarres, qui devaient vivre si longtemps, remontent au xive siècle.