Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/126

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crins de sa perruque pour des rayons, et se comparant modestement au soleil. Cet homme, tout aboutit à lui, de Lille à Perpignan, et de Brest à Toulon ; tout est suspendu à sa majesté gonflée. Autour de lui, toute la grosse noblesse du royaume forme sa cour : aristocratie de parade, comme une armée de cérémonie, grassement payée, lourdement ennuyée, tuant son ennui solennel à force de vices et de dépense. Sous lui, une administration compliquée fait aboutir ses dix mille rouages sur chaque coin du royaume, et écrase du poids effroyable de sa machine, qui grince et ne marche qu’à peu près, le pays, sa richesse, le cadavre de ses libertés.

Où chercher là une parcelle de vie qui ne soit pas réglementée, officielle, engloutie dans l’omnipotence du roi ? La noblesse ! Elle est payée par le roi, lui fait un cortège de sa domesticité, et se suspend à ses regards.