Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/156

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séparée des premières traditions d’affranchissement (corporative et communaliste), par des siècles de monarchie absolue et d’oubli ; et de ne s’être pas rattachée à ses ancêtres et à ses débuts. Chose étrange ! La liberté est née chez nous avec les traditions de la servitude ; la Révolution a continué la centralisation monarchique ; elle a copié les exemples du despotisme.


Heureusement on s’est aperçu de l’erreur, et le mouvement qui se produit aujourd’hui en témoigne. On a vu que les libertés ne peuvent pas sortir seulement des théories et se tenir, en quelque sorte, en l’air. Un mouvement s’est fait à nouveau, vers l’organisation de la corporation et de la commune libre. Quelle en sera la mesure ? Où doit-il s’arrêter ? Ces questions ne sont pas mûres. Mais il était peut-être intéressant