Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/64

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Et c’était bien le vrai moment de cette religion de mort et d’extrême-onction, faite pour énerver les vivants et pour consoler l’agonie. Elle avait répandu sa vraie doctrine (qu’elle a abandonnée depuis) que le monde allait finir. Cette fin du monde, tout semblait l’annoncer ; plus encore, la commencer. On sentait l’univers défaillir lentement.

Sautez un siècle ou deux ; et regardez :

On ne sait quel renouveau a passé sur l’Europe. Tout renaît, tout vit. Partout des langues nouvelles chantent aux oreilles. Un bruit de métiers remplit les villes. Des monuments légers, d’un style nouveau, des découpures de pierre, des fusées de colonnettes, jaillissent partout du sol. Une société polie, galante, cultivée habite les châteaux. Des hommes libres habitent