Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/68

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foi du serment ; ils se lient par un engagement à s’entr’aider contre leur misère ; mais, cette association, elle est toute locale, toute restreinte, comme le pouvoir contre lequel elle est faite ; elle se borne à une ville, à un seul pays.

Les barbares qui avaient envahi l’Empire romain avaient une coutume analogue. Contre les périls de la vie sauvage, ils se réunissaient en associations de « frères, » jurant de se défendre les uns les autres. Ces associations s’appelaient des « Ghildes. » Le nom de « Ghilde » fut aussi un de ceux des corporations ouvrières au moyen âge, ce qui indique la parenté entre les deux faits.

Ainsi, partout, les travailleurs se groupent, — dans les campagnes, et leurs soulèvements sont noyés dans le sang ; — dans un