Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/86

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marchands » (nommé lui-même par le seigneur, et son représentant).

V. — Les corps de métiers étaient, comme les collèges romains, capables d’acquérir et de posséder. En outre, ils levaient des cotisations ; ils imposaient des amendes ; ils percevaient des droits. Ils avaient un véritable budget. Ce budget, une grosse part en était employée à secourir les membres de la corporation hors d’état de se suffire à eux-mêmes. Ainsi les « cuisiniers » de Paris consacraient le tiers des amendes à entretenir « les pauvres vieilles gens déchus par faits de marchandise ou de vieillesse. »



Telles étaient dans leurs traits essentiels les associations ouvrières du moyen âge. On a pu juger leur caractère : ce sont, non