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la guerre des boutons


— Comment as-tu fait pour le trouver ? Tu as démoli leur cabane ?

— Leur cabane !… s’exclama Gambette… cabane ! Peuh ! pas une cabane, ils sont trop bêtes pour en bâtir une comme nous, pas même un bacul, un petit machin de rien du tout, accouté contre un bout de rocher et qu’on ne pouvait même pas voir !

C’est à peine si on pouvait y entrer à genoux !

— Ah !

— Oui, leurs sabres, leurs triques, leurs lances étaient empilés là-dedans et on a commencé par leur z’y casser tous l’un après l’autre, tant qu’à force on en avait mal aux genoux.

— Et le sac ?

— Mais je vous ai pas dit comment qu’on l’avait trouvé, leur bacul ? Ah ! mes vieux, ce qu’on a eu du mal !

— Depuis huit jours qu’on cherchait pour rien, renchérit Grangibus, ça commençait à être emm…bêtant !

— Et devinez comment qu’on l’a trouvé ?

— J’donne ma part au chat, pressa La Crique.

— Et moi aussi, firent tous les autres, impatients.

— Non, vous ne devineriez jamais, et ce qu’on a eu de la veine de regarder en l’air !

– ?…

– Oui, mes vieux, on avait déjà bien passé quatre ou cinq fois par là, quand, sur un chêne, un