Page:Petit larousse illustre, 1906, NC, A-C.djvu/18

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ABO -4- ABR


nit en bouteille. S’abonnir v. pr. Devenir meilleur : le vin s’abonnit en vieillissant.

ABONNISSEMENT (bo-ni-se-man) n. m. Le fait d’abonnir, de s’abonnir. (vx.)

ABORD (bor) n. m. (rad. bord). Action d’aborder : tenter l’abord d’un port. Manière d’accueillir : Henri IV était d’un abord facile. D’abord, de premier abord, de prime abord, tout d’abord loc. adv. Dès le premier instant.

ABORDABLE adj. Accessible, qu’on peut aborder : les écueils rendent peu abordables les côtes du sud de l’Italie. Fig. Accueillant : Louvois était violent et peu abordable. Ant.Inabordable.

ABORDAGE n. m. Assaut donné à un vaisseau ennemi : Jean Bart s’illustra dans les combats d’abordage. Choc imprévu de deux bâtiments en mer : les vaisseaux portent des feux la nuit pour éviter les abordages.

ABORDÉE n. f. Action d’aborder. A l’abordée, d’abordée, loc. adv. Tout d’abord.

ABORDER (dé) v. n. Prendre terre : Robinson aborda dans une île déserte. V. a. Approcher, accoster : les Portugais abordèrent les premiers les côtes de l’Inde. Combattre un vaisseau bord à bord ; le heurter par accident. Accoster quelqu’un : je l’abordai avec confiance. Fig.Aborder une question, en venir à la traiter. S’aborder v. pr. S’approcher : les deux souverains s’abordèrent amicalement.

ABORDEUR adj. m. Qui aborde : navire abordeur.

ABORIGÈNE adj. et n. (préf. ab et lat. origo, origine). Autochtone. Qui est originaire du pays qu’il habite : plante aborigène. N. m. pl. Naturels d’un pays, par opposition à ceux qui sont venus s’y établir. Ant. Aubain, étranger, exotique.

ABORNEMENT (man) n. m. Action d’aborner.

ABORNER (né) v. a. Mettre des bornes à un champ.

ABORTIF, IVE adj. Qui a avorté. (Vieilli.) Qui fait avorter : remède abortif.

ABOT (bo) n. m. Entrave qu’on attache au paturon des chevaux pour les retenir.

ABOUCHEMENT (man) n. m. Action d’aboucher. Entrevue, conférence.

ABOUCHER (ché) v. a. (rad. bouche). Joindre bout à bout : aboucher deux tuyaux, deux tubes. Faire rencontrer deux ou plusieurs personnes pour qu’elles confèrent ensemble. S’aboucher v. pr. Se mettre en rapport : s’aboucher avec quelqu’un.

ABOULIE ou ABULIE (lî) n. f. Absence de la volonté. Espèce de folie où ce symptôme est dominant : les personnes atteintes d’aboulie sont abattues.

ABOUNA n. m. Métropolitain de l’Eglise éthiopienne.

ABOUT (bou) n. m. Pièce de charpente ou de menuiserie ajoutée à une autre.

ABOUTAGE n. m. Action de réunir par un nœud les bouts de deux cordages.

ABOUTEMENT (man) n. m. Etat de deux choses aboutées. Action d’abouter.

ABOUTER (té) v. a. Joindre bout à bout. Abouter la vigne, la tailler jusqu’au bout.

ABOUTIR v. n. Toucher par un bout : tous les rayons d’un cercle aboutissent au centre. Fig.Tendre à, avoir pour résultat : les désordres du règne de Louis XV aboutirent à la ruine de la monarchie. Conduire : la vie aboutit à la mort. Méd. Arriver à suppuration, en parlant d’un abcès.

ABOUTISSANT (ti-san), E adj. Qui aboutit. N. m. pl. Ce qui joint, ce qui a rapport : les tenants et les aboutissants d’une terre, d’une affaire.

ABOUTISSEMENT (ti-se-man) n. m. Résultat. Méd. Commencement de suppuration : l’aboutissement d’un abcès.

ABOYANT (boi-ian), E adj. Qui aboie : chiens aboyants ; meute aboyante.

ABOYER (boi-ié) v. n. (vx fr. bayer, avoir la bouche ouverte. — Change l’y en i devant un emuet : il aboie. Prend un y et un i de suite aux deux prem. pers. pl. de l’imp. de l’ind. et du prés. du subj. : nous aboyions, vous aboyiez ; que nous aboyions, que vous aboyiez.)Japper, en parlant du chien. Fig. Crier après quelqu’un, le presser, le poursuivre avec importunité : cessez d’aboyer contre moi. Prov. : Tous les chiens qui aboient ne mordent pas, les personnes qui crient et font de grandes menaces ne sont pas toujours les plus à craindre.

ABOYEUR, EUSE (boi-ieur, eu-ze) adj. Qui


aboie : les petits chiens sont aboyeurs. N. m.Chasse. Chien qui aboie par peur devant les bêtes sauvages sans en approcher. Fig. etfam. Celui qui fatigue par ses cris, ses clameurs : qui a des créanciers, a des aboyeurs à ses trousses.

ABRACADABRA n. m. Mot cabalistique auquel les anciens attribuaient une vertu magique pour guérir certaines maladies. (Les lettres de ce mot devaient être écrites en triangle où il fût possible de le lire en tous sens.)


ABRACADABRANT (bran), E adj. Fam. Très surprenant, extraordinaire, merveilleux, stupéfiant.

ABRASION (zi-on) n. f. Action d’enlever par grattage : l’abrasion des os cariés. Ulcération superficielle qui fait tomber des parties de certains tissus.

ABRAXAS (ksass) n. m. Pierre gravée qu’on portait en Orient, comme amulette, dès le iie siècle.

ABRÉGÉ n. m. Réduction en petit. Ouvrage contenant le résumé d’un art, d’une science, etc. Résumé, précis, sommaire : un abrégé de géométrie. En abrégé loc. adv. En raccourci : c’est le monde en abrégé. Ecrire en abrégé, en employant des abréviations.

ABRÈGEMENT (man) n. m. Action d’abréger.

ABRÉGER (jé) v. a. (lat. abbreviare ; de brevis, court. — Prend un e ouvert devant une syllabe muette : il abrège ; excepté au fut. et au cond. où il conserve l’é fermé : j’abrégerai, nous abrégerions ; prend un e muet après le g devant a et o : il abrégea, nous abrégeons) Rendre plus court : le travail abrège les heures. Ant. Allonger, développer, augmenter.

ABREUVAGE ou ABREUVEMENT (man) n. m. Action d’abreuver : l’abreuvage des chevaux.

ABREUVER (vé) v. a. (préf. ab, et lat. bibere, boire). Faire boire. Imbiber, arroser : abreuver les terres. Fig. Remplir, accabler : abreuver quelqu’un d’outrages, de chagrins.

ABREUVOIR n. m. Lieu où l’on mène boire les bestiaux : les abreuvoirs doivent toujours être propres.

ABRÉVIATEUR, TRICE n. Celui, celle qui abrège les écrits d’un auteur : il faut du goût pour être bon abréviateur.

ABRÉVIATIF, IVE adj. Qui désigne en abrégé : signes abréviatifs.

ABRÉVIATION (si-on) n. f. Action d’abréger. Retranchement de lettres pour écrire certains mots plus rapidement. (V. le tableau de la page 5.)

ABRÉVIATIVEMENT (man) adv. Sous formee abrégée ; par abréviation.

ABRI n. m. Lieu où l’on peut se mettre à couvert de la pluie, du soleil, du danger, etc. : les premiers hommes cherchaient un abri dans les cavernes. Fig. Refuge, ce qui préserve de quelque mal : la solitude est un abri contre les embarras du monde. A l’abri de loc. prép. A couvert, en sûreté : le travail et l’économie mettent l’homme à l’abri de l’indigence.

ABRICOT (ko) n. m. Fruit à noyau dont la chair et la peau tirent sur le jaune, et qui est produit par l’abricotier : compote, confitures, marmelade d’abricots. Abricot-pêche, abricot qui se rapproche de la pêche. (Pl. abricots-pêches.)


ABRICOTÉ, E adj. Qui tient de l’abricot : pomme abricotée. N. m. Tranche d’abricot confite.

ABRICOTIER (ti-é) n. m. Arbre fruitier du genre prunier et de la famille des rosacées. (L’abricotier fleurit de bonne heure dans les jardins ; ses fleurs, blanches, paraissent avant les feuilles.)

ABRITER (té) v. a. Mettre à l’abri. S’abriter v. pr. Se mettre à l’abri, chercher un refuge.

ABRIVENT (van) n. m. Hutte de bivouac pour les sentinelles. Paillasson qui garantit les plantes.

ABROGATIF, IVE adj. Qui a pour objet d’abroger : loi abrogative.

ABROGATION (si-on) n. f. (lat. abrogatio). Annulation d’une loi, d’un usage, etc.

ABROGATOIRE adj. Qui a pour but d’abroger : clause abrogatoire.

ABROGEABLE (ja-ble) adj. Qui peut être abrogé.