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SUR L’HISTOIRE DE S. LOUYS.

officiis sub occasione indepti honoris strenas et vestes, cœteraque solennia ultrà statutum mimerum percepisse cognovimus, et id quod ex superfluo prœbitum est exigi facias, et deinceps ultrà statutas dignitates, nihil prœberi permittas [1]. Ces étreines, qui estoient données aux officiers, furent depuis appellées rogœ [2].

Helgaud, le sire de Joinville, et les autres auteurs remarquent encore qu’à ces festes solemnelles il se faisoit des festins publics, où les roys mangeoient en présence de toute leur suite, et y estoient servis par les grands officiers de la Couronne, et de l’hostel, chacun selon la fonction de sa charge. Il y avoit avec cela les divertissemens des ménestrels, ou des ménétriers. Sous ce nom estoient compris ceux qui joüoient des naquaires, du demy-canon, du cornet, de la guiterne latine, de la fluste behaigne, (bohemiene) de la trompette, de la guiterne meresche, et de la vieille, qui sont tous nommez dans un compte de l’hostel du duc de Normandie et de Guienne de l’an 1348. Il y avoit encore des farceurs, des jongleurs (joculatores) et des plaisantins, qui divertissoient les compagnies par leurs facéties et par leurs comédies, pour l’entretien desquels les roys, les princes, et les simples seigneurs faisoient de si prodigieuses dépenses, qu’elles ont donné lieu à Lambert d’Ardres [3], et au cardinal Jacques de Vitry [4], d’invectiver contre ces superfluitez de leur temps, qui avoient ruiné des familles entières. Ce que S. Augustin avoit fait avant eux, en ces termes : Donare res suas

  1. L. II. C. Th. de Palatin. Sacrar. Largit.
  2. Luithpr. V. Meursii Gloss.
  3. Lambert. Ard. p. 247.
  4. Jac de Vitriaco in Hist. occid. l. 1. c. 3.