Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/64

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DU MARÉCHAL DE GRAMONT. [1650]

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« Par ma précédente dépêche, Votre Eminence aura vu que j’atten dois, parla bouche du roi Catholique, ce que don Fernande Ruys de Contreras m’avoit déjà dit de sa part. Hier, à onze heures, j’eus mon audience de congé, où il me fit un très-beau discours et bien suivi, pour me témoigner l’extrême joie qu’il avoit, non-seulement de voir la paix qu’il avoit tant désirée entre le Roi son frère et neveu et lui mais de lui donner encore l’infante dona Maria-Thérésa sa fille aînée et si chérie en mariage, espérant que ce seroit un lien indissoluble qui maintiendroit une parfaite union et bonne intelligence entre les deux couronnes que, par la prompte expédition qu’il me donnoit, je pouvois juger de ses sentimens ; qu’il avoit résolu de conduire l’Infante à la frontière, et de voir la Reine sa sœur (ce qu’il souhaitoit si ardemment, qu’d n’y avoit rien dans le monde capable de l’en empêcher) que j’allasse prendre congé de la Reine et de l’Infante ; et qu’il désiroit que je visse les princes ses fils, afin d’en pouvoir rendre compte à Leurs Majestés. J’avois oublié de mander à Votre Eminence qu’a ma première audience il me dit que ~e-ct (~) muy &Me/z<Mj~ précisas / : o~’cM~ de que el cardenal A~M obrade en el ~e-ocM de la pajz. (t) En ce temps-là tes dites. ne ménageoient point. le. monseigneur à un cardinal nt ! peu plus <jne favori. (T~te de /ZM !<°Mr). (a) Que tenia, etc. Q~il ayoit de bons et exacts renseignemens sur la conduite du cardinal lorsqu’on avoit négocie la paix.

Son Eminence (’).

MoNSEtGNEUR,