Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/73

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t65g] MÉMOJRES

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vince et celle de Justice, dans chacune desquelles il y en a trois, lesquels donnent sentence en première et seconde instance, dont il n’y a point d’appel ; et dans les causes qui viennent des sentences données par les juges qui ont la première connoissance, il n’intervient qu’une seule sentence, par laquelle on met fin à l’affaire.

Dans la. chambre de Mille c~ cents, on voit les procès qui vont par appel en troisième instance devant la personne du Hoi, des sentences données en vision et révision par les auditeurs des chancelleries de Valladolid et Grenade, qui sont de certaines natures prescrites par les lois. On y examine aussi les visites et résidences des ministres et corré-idors du royaume. Pour les matières de crimes qui se commettent en la cour et en son détroit, la connoissance en appartient absolument et sans appel à la chambre des alcades de Corte, qui sont au nombre de huit. De ce corps du conseil de Castille, dont j’ai parlé ci-dessus, on en compose un autre qu’on appelle de la Chambre, duquel est toujours le président de Castille avec deux ou trois conseillers, tels qu’il plaît au Roi de nommer. Dans cefui-ci se traitent seulement les matières de grâces, indults et concessoires c’est par celui-ci que tous les archevêchés, évêchés, résidences, charges de conseillers, o-or~(’), et tout autant d’ôQices qu’il y a dans les royaumes de Castille et de Navarre, prébendes et bénéfices qui sont de la nomination royale, se proposent à Sa Majesté. Il y a trois secrétaires, dont l’un expédie les grâces, l’autre toutes les provisions ecclésiastiques, et le troisième

O) O~ore~ ; Auditeurs.