Page:Petrović-Njegoš - Les Lauriers de la montagne, trad. Veković, 1917.djvu/164

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deux Novak et le porte-drapeau Pima ?
il ne fallait pas les laisser partir :
pourquoi n’as-tu pas appelé, jusqu’après la Noël,
deux ou trois fils du vieux Martin,
car j’ai toujours peur pour toi, mon fils,
que les Turcs te tuent quelque part :
qu’ils nous attaquent cette nuit vingt ou trente,
comme ta maison est isolée,
ils feraient avec nous tout ce qu’ils voudraient !


ÉVÊQUE DANILO


Ne t’effraie pas pour moi, grâce à Dieu, grand-père !
Les Turcs ne pensent même pas à cela ;
les pensées amères les obsèdent aussi !
et même, s’il en venait une centaine,
j’ai ici une dizaine de diacres.
Nous nous enfermerions dans la maison,
et nous nous battrions pendant que tu chanterais !


IGOUMANE STÉFAN


Que Dieu me garde de cette chanson !
elle me serait plus affreuse que les pleurs ;
les pleurs sont un chant avec des larmes !


(Ils partent se coucher.)