Page:Philarète Drozdov - Entretiens d'un sceptique et d'un croyant sur l'orthodoxie de l'Eglise orientale.djvu/81

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S. — Je ne trouve rien d’important dans ces paroles. J’ai déjà vu par les canons des conciles qu’on accordait au patriarche de Rome la primauté de rang.

C. — Voyons donc ce qu’il nous apprend plus loin :

« Encore est-il certain que l’Église de Constantinople n’a eu le second rang qu’au quatrième ou tout au plus au second concile général, ce qui ne s’est pas fait sans opposition. »

Remarquez-vous ici une ruse, ou bien une inadvertance de l’auteur ?

S. — Et laquelle ?

C. — Au commencement de son raisonnement il parle des Grecs, et à la fin des chrétiens orientaux, mais ici il parle de l’Église de Constantinople.

S. — Y a-t-il quelque différence entre ces noms ?

C. — Conclure de l’Église de Constantinople à toute l’Église grecque ou, pour mieux dire, ; toute l’Église orientale, c’est, pour parler la langue de l’école, conclure de la partie au tout.

S. — Il suppose, sans doute, que si la principale des Églises d’Orient, celle de Constantinople, le cédait à l’Église de Rome, les autres Églises d’Orient le faisaient également.

C. — C’est ici que se cache la fraude. L’Église de Constantinople, dit-il, n’a eu le second rang que tout au plus au second concile général. Eh bien ! qu’importe ? Avant ce temps, les Églises d’Alexandrie et d’Antioche, qui sont aussi l’Église orientale, égalaient complétement celle de Rome, comme je l’ai déjà démontré par le sixième canon du premier concile œcuménique.