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INTRODUCTION.

La Savoie, il n’y a pas à en douter, a eu ses trouvères aussi bien que toutes les provinces françaises, et les châteaux des seigneurs savoyards ont retenti des chants et des récits dans lesquels les poètes célébraient les exploits des descendants d’Humbert-aux-Blanches-Mains, et excitaient le patriotisme de cette noblesse remarquable qui peupla nos vallées. Malheureusement, nous n’avons encore retrouvé aucune des œuvres de nos vieux poètes. Ceci n’a rien qui doive étonner, si l’on se remet en mémoire les bouleversements politiques dont notre contrée a été le théâtre depuis la constitution des états de Savoie ; nos archives, pillées par les peuples voisins qui nous ont envahis si souvent, ont vu disparaître de leurs rayons la plus grande partie de nos titres historiques et littéraires. Aussi, ne pouvons-nous retrouver des traces certaines de nos poètes que vers la fin du xve siècle. À dater de cette époque, l’imprimerie vint donner un élan tout nouveau aux études littéraires dans nos cités, et un assez grand nombre de lettrés savoyards