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CHANT TROISIÈME.

Ces mondes animés par l’immortelle essence,
Noble émanation de la toute-puissance.
      « La flamme, ajoutait-il, emporte dans les cieux,
De l’aurore au couchant, les disques radieux,
Tandis qu’appesantis par leur masse grossière,
Roulent vers l’orient nos globes de poussière.
Moi-même, par l’orgueil trop long-temps abusé,
J’ai cru que notre terre, astre favorisé,
Aux yeux de son auteur et plus noble et plus chère,
Demeurait immobile au centre de la sphère.
Mais de la vérité les oracles certains
Ont sous la loi commune abaissé nos destins.
Un sage l’apporta d’Égypte en Italie,
Et par un autre sage elle y fut accueillie.
Premier législateur d’un peuple encor grossier
Qui fonde sur le Tibre un empire guerrier,
Le disciple et l’ami de notre Pythagore
En reçut les secrets dont l’Égypte s’honore.
Un temple par ses mains élevé dans ces lieux,
À l’œil qui sait y lire offre l’ordre des cieux.