Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/28

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée
14
la chronique

parisiennes ni les expressions de vertueuse indignation sur les lèvres britanniques ; notre frivolité était un thème usuel là-bas, tout comme chez nous, la gaucherie raide du « milord à carreaux » demeurait l’objet favori des plaisanteries faciles. Cette première entente, du reste, eut un caractère dynastique trop marqué pour qu’elle ait jamais pu devenir populaire. La popularité constitue, cette fois, un fait nouveau. Qu’on s’en soit un peu grisé de part et d’autre, cela n’est pas difficile à comprendre. Puis enfin… qu’aurait-on pu faire hormis cela ?

Le rôle de l’entente.

L’entente cordiale, en effet, doit être envisagée à trois points de vue quant à ses effets ; ils peuvent être politiques, économiques, sentimentaux. Ils seraient politiques si, par son rapprochement avec la France, l’Angleterre se trouvait incitée à entrer avec nous dans quelque combinaison continentale où bien à se lier à nous par un traité d’alliance offensive ou défensive visant soit la généralité des circonstances, soit une circons-