Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/86

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iv

AUTOUR DE PLUSIEURS STATUES

Il y a toujours quelque chose d’humiliant à voir la politique mener son sabbat autour du monument que la patrie consacre à honorer un mort et il est pénible pour l’historien d’avoir à recueillir, au pied de ce monument, non point le souvenir des œuvres de celui auquel il est consacré, mais bien l’écho des vilaines passions du jour. L’année 1902 nous avait épargné cette tristesse ; nulle fanfare discordante n’était venue troubler l’harmonie des fêtes de Victor Hugo ; les Français, sans distinction d’opinions avaient salué, sur leurs socles justifiés, les images de Balzac et d’Alexandre