Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1906.djvu/228

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée
216
la chronique

était plus aventureuse et plus variée. Il repassa donc l’océan pour ne plus revenir. Sa carrière, du reste, n’y perdit rien ; elle fut bien remplie. Il la couronna en gouvernant Montréal et en exerçant par intérim de 1725 à 1726 les hautes fonctions de gouverneur général du Canada.

La dispersion.

La génération suivante est curieuse à observer. Les balles des Anglais et les tomahawks des Indiens ont fait des coupes réglées dans les rangs des fils de Charles Le Moyne et continuent de décimer ses petit-fils. L’un a été tué en défendant Québec dont il dirigeait l’artillerie ; un autre est mort à 25 ans dans un combat contre les Iroquois ; un autre encore a été blessé mortellement à 18 ans à la prise du fort Bourbon ; un quatrième a succombé à 20 ans en Louisiane ; un cinquième qui commandait un brigantin sur le Mississipi a été — ô ironie du sort — pris pour un Anglais par des sauvages amis de la France et massacré comme tel. Par contre, l’unique héritier de Jean-Baptiste Le Moyne de Martigny a fait un établissement