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sous les ombrages de juilly

dont Juilly ait conservé la mémoire : Henri iv aimait à s’y arrêter en allant à Monceaux et Bossuet y vint, en sa qualité d’évêque de Meaux, présider des distributions de prix.

Mon Dieu ! l’étonnant, ce n’est pas qu’il y ait un parc et dans ce parc un étang, et sur cet étang des bateaux. Non ! l’étonnant c’est qu’on joue dans ce parc, qu’on nage dans cet étang et qu’on monte dans ces bateaux ; cela, j’en conviens, est tout à fait extraordinaire. L’école de natation, comme l’appelle pompeusement le prospectus de M. Goschler, n’est pas d’ailleurs la seule particularité ; elle a pour pendant l’école d’équitation. À partir du mois de mai, il y a une vingtaine de chevaux dans les écuries du collège ; je laisse à penser les belles cavalcades que cela fait. Les jours de classe on n’a que le temps de tourner en rond dans l’espace sablé qui sert de manège ; mais le jeudi et le dimanche on sort en troupe. Les soutanes font je ne sais quel traité avec leurs propriétaires et ceux-ci ne dédaignent pas de galoper avec les élèves à travers le pays ; tous évidemment s’en trouvent fort bien. Les chevaux sont loués à raison de sept francs par promenade de trois heures, ce qui est incroyablement bon marché ; je ne sais plus l’établissement de Paris qui les fournit.

Rien d’original comme le parc de Juilly dans l’après-midi du jeudi quand il fait beau ; ce jour-là