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projets et espérances

de même que le dimanche, les parents peuvent être avec leurs enfants depuis 11 heures jusqu’à 5 heures ; ils déjeunent avec eux dans le réfectoire des étrangers, une grande pièce ornée de superbes boiseries, et se répandent ensuite par groupes sous les arbres. Deux gamins promènent leur maman en bateau, ce dont celle-ci semble médiocrement flattée, n’appréciant pas le sport nautique. Trois autres ont entraîné leurs papas vers le gymnase et s’efforcent de les convaincre de visu qu’ils exécutent maintenant des culbutes bien plus classiques qu’il y a un mois. Au pied du marronnier de Malebranche, il y a une scène de famille motivée par quelque mauvaise note ; et un peu plus loin, un petit garçon enregistre attentivement la promesse d’un poney pour les vacances s’il a un prix à la fin de l’année. Et puis ce sont les meilleurs cavaliers qui s’exercent à une manière de carrousel pour la fête du Père Directeur, et encore des ouvriers improvisés qui installent un jet d’eau sous la conduite du professeur de physique ; nul doute que, si j’avais appris la physique de cette façon-là, je la saurais un peu mieux à présent. Les Pères s’ingénient à intéresser les élèves à des travaux de ce genre, à la construction d’une volière, au jardinage, etc… C’est dire que du règlement de M. Goschler il ne reste que le souvenir ; on énonce bien encore de retentissantes propositions sur le cha-