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viii
préface

sont des institutions. Il a vu, dans les parcs de Londres, toute la jeunesse des deux sexes à cheval. Il sait que les généraux allemands, quand ils ont besoin d’improviser un aide de camp, trouvent toujours de bons cavaliers à profusion : tandis que chez nous personne ou presque personne ne monte à cheval : c’est à peine si nous avons çà et là un jeu de paume : le lawn-tennis est d’importation toute récente.

Il n’y a pas un de nos collèges ni une de nos écoles qui ne montre avec orgueil un appareil de gymnastique : mais comparez les dimensions du gymnase avec le nombre des élèves et vous verrez qu’avec tous ces trapèzes on ne peut pas faire faire à chaque élève un quart d’heure d’exercice par semaine. Du tir, il n’en est pas question chez nous. Il y a maintenant des sociétés de tir, nombreuses et florissantes pour les adultes : mais nos lycéens, toucher à un fusil, y pensez-vous ? Ils pourraient se blesser. Eh oui ! on peut aussi tomber de cheval, et il n’y a pas un canot, si bien construit et si bien monté qu’il soit, qui ne puisse faire capot, dès qu’il offre au vent un bout de toile. L’escrime seule a toujours été en honneur dans nos écoles. Cela nous est resté du