Page:Pierre de Coubertin - L’Éducation anglaise en France, 1889.djvu/141

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CHAPITRE viii

L’AVIRON

« De mon temps, mon cher ami, les jeunes gens de qualité ne canotaient pas.

— C’est le tort qu’ils avaient, madame. »

Elle venait de me faire observer, l’aimable douairière, que la Seine coulait tout à côté de la Chambre et que ce serait bien commode pour y jeter les mauvais députés le jour du « balayage ». Elle m’avait dit cela avec beaucoup d’aménité en dégustant son five o’clock tea devant un bon feu. Ainsi elle voulait bien que la Seine servît à noyer des députés ; mais à exercer des rameurs, jamais ! Et les noms d’Asnières et de Bougival revenaient sur ses lèvres évoquant dans sa pensée l’image d’une sarabande de canotières échevelées. Ramer ! mais n’était-ce pas le dernier de leurs soucis à ces jeunes gens qui s’en vont, les chaudes journées d’été, descendre le fil de l’eau, en compagnie de