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projets et espérances

« perronnelles sans nom » ! J’aurais pu faire remarquer en réponse que, quand on a descendu le fil de l’eau, il faut le remonter, ce qui exige toujours un certain travail ; mais je me contentai d’apprendre à mon interlocutrice que, la construction des bateaux de course ayant subi des changements radicaux, les « perronnelles sans nom » étaient forcées à présent de rester sur la rive, ce qui leur enlevait beaucoup de leur prestige. Ma déclaration fut accueillie d’ailleurs avec la plus parfaite incrédulité. Jusques à quand ces insupportables souvenirs d’Asnières et de Bougival entraveront-ils les progrès des rowingmen français, et dans combien de temps nous sera-t-il donné de voir la dernière canotière avaler la dernière friture ? Car il est certain que canotières et fritures n’ont pas absolument disparu et, si leur influence est presque nulle aujourd’hui, leur seule présence est encore de trop.

À côté du canotage vulgaire, que l’on a tant chansonné, se développe un sport bienfaisant dont les conditions ont été heureusement transformées par les ingénieuses inventions des constructeurs. Les régates étaient déjà depuis longtemps en honneur en Angleterre et en Amérique quand fut introduit, il y a dix-huit ans, le principe des bancs mobiles : c’était une révolution qui ne manqua pas, comme toutes les révolutions, de susciter des disputes vio-