Page:Pierre de Coubertin - L’Éducation anglaise en France, 1889.djvu/150

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
130
projets et espérances

les soins de M. Fleuret, président de l’Union des sociétés d’aviron, a fait connaître un état de choses qui n’a pu que s’améliorer depuis ; partout le sport nautique était en progrès. Il y avait en Belgique 16 sociétés d’aviron (bien entendu je ne parle pas des sociétés qui s’occupent de la navigation à la voile) et, parmi elles, beaucoup étaient très florissantes ; l’une à Anvers comptait en tout 512 membres ; le Sport nautique de Bruxelles et le Sport nautique de la Meuse (Liège) comptaient 127 et 250 membres actifs. La Hollande, qui possède l’un des plus beaux champs de course du monde, le Zuyderzée, figurait dans l’annuaire avec 12 sociétés ; en Allemagne, il y en avait 67 ; Hambourg, Francfort et Stettin étaient les principaux centres nautiques. L’Autriche avait déjà organisé le Championnat du Danube et ses sociétés s’élevaient au total de 41 ; l’on ramait surtout à Pesth, Vienne, Prague et Trieste. En Italie, 14 sociétés. Sur les lacs de Suisse, le rowing venait de naître. Zurich comptait déjà 9 sociétés ; Lausanne et Genève, chacune une. Il y en avait 5 en Suède et Norvège, 11 en Espagne, n’existant guère, il est vrai, que sur le papier, et 3 peu importantes, en Portugal. La Russie elle-même possède des sociétés nautiques sur lesquelles malheureusement on n’a pu en cette circonstance se procurer des renseignements précis ; mais l’empereur Alexandre fut en sa jeu-