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l’aviron

m’a répondu l’un d’eux. J’ai vu aussi que des efforts avaient déjà été tentés dans le sens que j’indiquais : à Saintes, des équipes de collégiens figurent dans les régates ; à Caen, j’ai entendu parler de quelque chose d’analogue qui se préparait. Il est facile de constater l’heureuse influence de l’aviron sur ceux qui se réunissent pour le pratiquer : ou bien ce sont des farceurs, des canotiers à l’ancienne manière et leurs Sociétés se disloquent ; ou bien ils aiment vraiment leur sport et tout de suite ils se métamorphosent au contact les uns des autres. Tel a été le cas pour la plupart et c’est pourquoi nous n’aurons nulle inquiétude en leur confiant cette mission pédagogique : ce sera bon pour eux et pour les élèves. Cela ennoblira encore leur but ; cela creusera plus profondément le fossé qui les sépare du passé, et la dernière canotière disparaîtra devant la première mère de famille qui viendra assister au triomphe de ses fils.

Parmi celles qui ont le plus vaillamment contribué à l’épuration que nécessitait le canotage français, il faut citer la Société d’encouragement ; elle comprend des membres actifs, dont la cotisation est de 100 francs par an[1] et des membres honoraires, qui payent 20 francs. Pour être admis, il faut réunir l’unanimité des votes ; son garage est situé dans

  1. Les membres actifs ont, en retour, le droit de garer chacun un bateau.