Page:Pierre de Coubertin - L’Éducation anglaise en France, 1889.djvu/19

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xiii
préface

que originalité et quelque indépendance, s’il a une idée qu’il n’ait pas apprise par cœur. Tu as fait scientifiquement un bachelier, mon ami ; mais si en même temps tu as fait un homme, c’est par hasard.

On s’insurgeait depuis quelque temps contre ce système d’emboquement. On lui avait donné un surnom dérisoire : le surmenage. Les mères s’en mêlaient, ce qui est un bon signe. Elles accusaient l’Université.

L’Université, au lieu de défendre directement son système, rejetait la faute sur les programmes trop chargés des autres écoles. M. Spuller nomma une commission pour juger et condamner le surmenage. La commission a siégé, j’en sais quelque chose : elle a fait un rapport qui finira par voir le jour. Il faut, sans doute, que le conseil supérieur en dise son avis. Mais tous ces efforts démontrent une fois de plus la vérité du proverbe : on ne détruit que ce qu’on remplace. M. Spuller a voulu détruire le surmenage : ce sera l’honneur de son ministère. M. Pierre de Coubertin remplace le surmenage. Il fait appel à la force. Il a raison. C’est sous lui que le surmenage succombera. Je voudrais bien savoir comment on empêcherait un gail-