Page:Pierre de Coubertin - L’Éducation anglaise en France, 1889.djvu/191

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CHAPITRE xi

LE CHOIX DES CARRIÈRES

La parfaite insuffisance de notre éducation s’est traduite longtemps par le choix singulier des carrières : au sortir du collège, les uns prenaient un pli de la jupe de l’autorité et s’installaient dedans ; les autres en auraient bien fait autant, mais ils s’asseyaient plus loin en attendant que l’autorité mit une jupe d’une autre couleur, celle-ci leur étant antipathique ; il en résultait une armée d’employés et une réserve d’inutiles. L’amélioration qui tend à se produire est encore insignifiante ; s’il y a moins d’inutiles que par le passé, je n’oserais dire qu’il y a moins d’employés ou plutôt moins de candidats aux emplois ; notre état social et administratif comporte un nombre incommensurable de ronds de cuir ; l’éducation ne peut avoir qu’une influence très indirecte sur leur disparition ; mais ce qu’elle peut, c’est diminuer le nombre des candidats qui