Page:Pierre de Coubertin - L’Éducation anglaise en France, 1889.djvu/193

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
173
le choix des carrières

che, on jouit du calme et de la tranquillité ; on est dispensé de chercher et d’agir C’est toujours tout droit ! Et à chaque kilomètre on trouvera sur une borne une petite pièce d’argent qui ne permet point un grand luxe, mais qui suffit à vivre.

Cette atrophie de la volonté, M. Maneuvrier et d’autres lui ont fait son procès en des termes éloquents ; je n’y reviens que pour mémoire ; il y a un sujet plus nouveau et peut-être plus important aussi à traiter ; je l’aborde maintenant en escomptant dans ma pensée un dernier bienfait de l’éducation anglaise, en maudissant ce que je crois être un des plus grands méfaits de l’éducation française.

La classe sociale dont je veux parler Il lui faudrait un nom et vraiment je ne sais lequel lui donner ; peut-on l’appeler la classe dirigeante alors que manifestement elle ne dirige plus rien ? « la classe qui se croit dirigeante » serait un titre assez en rapport avec ses prétentions, mais un peu lourd et confus ; la bourgeoisie, cela dirait trop, et la noblesse, pas assez Je crois que je tiens le mot ; il est anglais, mais libre à vous de le prononcer à la parisienne ; savez-vous ce que c’est que le high-life ? C’est une association qui tient de la salade par le mélange des éléments disparates qui la composent. Y sont admis, d’une façon générale, tous ceux qui dépensent de l’argent ou qui ont l’air d’en