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projets et espérances

attirer les propriétaires fonciers que la crise actuelle force fréquemment à prendre la direction de leurs domaines. Oserai-je leur rappeler — ou peut-être leur apprendre — qu’il existe un Institut agronomique à Paris, trois grandes Écoles d’agriculture à Grignon, à Montpellier, à Grand Jouan et une École forestière à Nancy, et que, à en juger par le nombre d’étrangers qui fréquentent ces écoles, l’enseignement y doit avoir une grande valeur. Le beau château dans lequel Charles x a installé l’école de Grignon, est situé en Seine-et-Oise, non loin de Versailles ; un champ d’expériences et une exploitation rurale y sont annexés. Dans les trois écoles, on étudie l’agriculture, la zoologie, la météorologie, la géologie, la chimie, la mécanique, l’économie et la législation rurales, le droit administratif, la comptabilité agricole ; ajoutez-y comme instruction pratique des manipulations et analyses dans les laboratoires, des plans de drainage, de dessèchement, d’irrigation ; l’exécution des principales opérations de l’agriculture, les soins à donner au bétail, la fabrication du vin, du beurre, du cidre, du sucre de betterave, la distillation des grains, l’étude des plantes nuisibles, des arbres fruitiers, etc. Quant au diplôme d’ingénieur-agronome, il suppose une instruction spéciale d’un degré tout à fait supérieur. À l’autre bout de l’échelle sont les fermes-écoles qui donnent des certificats d’apprentis-