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appendice

tion de nouveaux principes de discipline et de responsabilité. Nous ne saurions trop leur recommander, dans ce cas, de recourir aux jeux anglais, qui sont merveilleusement aptes à faire naître et à maintenir ces principes ; il ne faut pas qu’un patriotisme puéril et mal entendu empêche de les adopter.

La rédaction de la Revue[1] veut bien, à la suite de cette lettre, placer sous vos yeux la liste des membres du Comité ; parmi les notabilités qui y figurent, la mort vient de faire un vide en nous enlevant M. Allou, le célèbre et vaillant défenseur de toutes les libertés. Vous verrez que nous avons recruté des adhérents dans tous les partis ; notre œuvre est en effet à l’abri de toute querelle politique : elle est purement sociale et ce lui est un titre de plus à votre estime. Nous avons confiance que vous voudrez bien nous aider dans la croisade que nous avons entreprise, contre un système d’éducation qui répond si mal aux besoins du temps présent et qui s’est montré incapable de produire les vrais citoyens dont la France a besoin.

Pierre de Coubertin,
Secrétaire général du Comité,
Membre de la Société d’économie sociale.
  1. La Réforme sociale (1er septembre 1888).