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à l’école monge

pour se livrer avec eux à ce sport-là. Non ! leurs jeux — il est impossible de le méconnaître — ont quelque chose de plus que tous ces amusements ; ils ont fait leurs preuves d’ailleurs et, si nous voulons atteindre un semblable résultat, il faut adopter des moyens analogues.

On parle de la paume ; certes, nous ne la délaisserons pas ; nous ne pouvons oublier que la Société du Luxembourg a été la première à venir à nous et à nous prêter un généreux concours. Seulement la paume qui se joue aux Tuileries est restée le jeu éminemment aristocratique qu’aimait la noblesse de jadis ; l’installation en est excessivement coûteuse. Au Luxembourg, on joue la longue paume, exercice de plein d’air, à la vulgarisation duquel nous allons travailler ; il a pour inconvénients d’exiger un très vaste espace bien plan et d’occuper peu de joueurs à la fois : mais ses avantages compensent largement ce défaut.

Et quant aux autres jeux, on les importera tels quels ; leurs noms peuvent être changés. Pour ma part, cela m’est indifférent que le cricket et le football s’appellent le jeu des 36 bêtes ou celui des 25 quadrupèdes, pourvu que l’on y joue ; et je pense que cela sera indifférent aussi aux écoliers. Ce qui est bien convenu, c’est que le système nouveau est emprunté à l’Angleterre et non point à la Prusse. Ce sont là les deux éducations entre lesquelles il