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à l’école monge

Si pour une cause ou pour une autre un Comité se forme dans quelque cinquante ans, qui réunisse autant de membres éminents et illustres que celui dont je vous parle, on y verra sans doute un recteur de l’Université qui sera président honoraire d’une Société nautique, d’anciens ministres qui auront conservé le goût du cricket et, si ce Comité est présidé par un sénateur, membre de l’Académie française, ce sénateur après son dîner abattra des arbres dans son jardin, tout comme M. Gladstone.

Il est vrai qu’il y a plusieurs manières d’abattre des arbres. L’autre jour à l’Élysée, où nous avions été demander solennellement au président son appui pour notre œuvre naissante, M. Jules Simon se déclarait jaloux de son confrère britannique. Mais, lui-même, n’abat-il pas le surmenage aux rameaux puissants ? Et, ma foi ! dans la collection des arbres jetés bas par le châtelain de Hawarden, je n’en connais pas de plus gros que celui-là.