Page:Pierre de Coubertin - L’Éducation anglaise en France, 1889.djvu/62

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
42
à l’école monge

se proposer comme but de lever bientôt à bras tendu un poids que d’abord il n’aurait pas même pu soulever : il y arriverait presque toujours, à la condition de se soumettre à un exercice régulier, continu et progressif. »


Je livre ceci à vos méditations ; mes commentaires n’y ajouteraient rien et votre sagacité vous en fera bien reconnaître toute la justesse. Mais il ne s’agit là que du rôle matériel, je pourrais dire technique, du sport ; voici un autre point de vue sur lequel je veux attirer votre attention. « Du berceau à la tombe, fait observer l’auteur d’un roman scolaire très goûté chez nos voisins, le combat est la raison d’être en même temps que le but réel, le but noble et honnête de tout enfant des hommes. Les garçons se querelleront toujours et se battront quelquefois ; le combat avec les poings est la manière usuelle dont les petits Anglais vident leurs querelles ; apprenez donc la boxe, vous n’y perdrez rien, bien au contraire. Quant au combat, évitez-le le plus possible ; quand viendra le moment, s’il doit venir pour vous, où vous aurez à accepter ou à refuser un défi, dites non si vous le pouvez : seulement, faites bien attention de connaître le motif de votre refus, de ne pas vous le dissimuler à vous-même ; ce sera très beau si vous le faites par sentiment chrétien ; ce sera justifiable si c’est