Page:Pierre de Coubertin - L’Éducation anglaise en France, 1889.djvu/67

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l’école monge à éton

les charmes épuisent, mais un frisson de vie et de force, impression salutaire d’orgueil et de grandeur qui fait les âmes énergiques et les peuples puissants.

Je sais bien ce que vous allez me répondre mentalement ; nous sommes très près les uns des autres ; je suis de l’autre côté d’une petite barrière que vous sauterez demain et qui seule vous sépare du monde Vous allez donc me répondre que ce que je vous conseille là n’est pas chic du tout… c’est même assez vieux jeu !… Ma foi ! je crois bien que j’en ai pensé autant, mais je ne le pense plus aujourd’hui. Pas chic ! Mais je trouve cela très chic, au contraire, d’imposer à son corps tout ce que l’on veut lui faire faire, de récolter des applaudissements, d’exciter la jalousie des voisins, de se mettre en état d’opérer des sauvetages auxquels d’autres ne pourraient seulement pas songer,… et de faire tout cela avec désinvolture, sans avoir l’air d’y toucher… Oui, je trouve cela excessivement chic, d’autant que cela n’empêche pas d’être dans les premiers de sa classe et plus tard de mener une carrière brillante et fructueuse… Ceux qui disent le contraire, disent une bêtise.

Il y a un second motif pour adopter franchement le régime nouveau : c’est qu’il vous ouvre des perspectives aussi séduisantes qu’inattendues. L’éducation anglaise ne consiste pas seulement dans le