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à l’école monge

étude ; il faut donc que vous vous engagiez, en signant cette feuille, à obéir sans discuter aux observations que nous aurons à vous faire. De notre côté, nous promettons aussi de nous montrer dignes de la confiance dont vous nous avez honorés. — Vos délégués… » Les délégués, au nombre de deux, avaient apposé leurs noms suivis d’une quinzaine de signatures. Ce traité en bonne forme était passé entre les élèves et ceux que leurs suffrages avaient désignés pour remplacer les maîtres d’étude. On le voit, il ne s’agissait de rien moins que d’engagements solennels de part et d’autre. C’est là un essai qu’on se gardera de généraliser trop vite ; et même M. Godart emploie un procédé ingénieux pour aider à la réussite de l’expérience. Quand il a accordé à une étude la faveur très grande de se conduire toute seule, il commence par la scinder, mettant à part les plus raisonnables et laissant les autres, ceux qui sont douteux, sous la surveillance du maître ; peu à peu, en raison de leurs bonnes notes et des efforts qu’ils font, on les admet à passer d’une salle dans l’autre ; on leur donne de l’avancement.

Je crois bien que les maîtres d’étude seraient assez flattés de voir échouer la tentative et de faire constater ainsi l’utilité de leurs fonctions ; mais c’est une satisfaction qui leur sera sans doute refusée. Mon Dieu ! je ne veux pas dire qu’ils n’y