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histoire des exercices sportifs

d’hydrothérapie, salles de paume, salles de conférences, promenoirs, promenades, terrains de concours, le gymnase contenait tout cela et dans de larges proportions. Sparte eut, dit-on, les plus parfaits, avec cette originalité que les femmes y furent admises au même titre que les hommes. Tel n’était pas le cas dans les autres cités. Les gymnases d’Athènes, le Lycée, l’Académie, la Canopus, le Cynosarges (ce dernier fréquenté par des gens du peuple, les bâtards, les étrangers et les affranchis) furent célèbres, de même que le Cranion à Corinthe. Platon enseigna à l’Académie et Aristote au Lycée. Il va de soi que, dans les petites villes, le gymnase était organisé sur un plan modeste et simplifié. Le personnel des grands gymnases comprenait d’ordinaire : le gymnasiarque ou directeur général, l’agonistarque ou directeur des concours publics, le gymnaste ou professeur avec son moniteur ou pœdotribe, etc. Un médecin était attaché à l’établissement.

L’enseignement englobait la gymnastique (courses, sauts, lancers, grimpers, travail des haltères), l’escrime, la lutte, le pancrace et le pugilat ; enfin en manière d’annexes, la sphéristique et l’orchestique.

Les coureurs antiques arrivaient à de belles performances. Avant la bataille de Marathon, Athènes envoya demander du secours à Sparte le coureur Phidippide qui, dit-on, accomplit le trajet en deux jours. Antyllas cite trois sortes de courses : en avant, en arrière, en cercle. Il semble que la course ait cessé par la suite d’être un sport aristocratique : de même les sauts sur lesquels nous avons peu de données. Les lancements du javelot et du disque (ce dernier surtout) qui mettaient en valeur la grâce et la beauté des athlètes et provoquaient les applaudissements de la foule étaient fort prisés de ceux qui y réussissaient. La