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pédagogie sportive

suivant : ire Olympiade, Athènes 1896 ; — iime Olympiade, Paris 1900 ; — iiime Olympiade, Saint-Louis 1904 ; — ivme Olympiade, Londres 1908 ; — vme Olympiade, Stockholm 1912 ; — vime Olympiade, Berlin 1916 (non célébrée) ; — viime Olympiade, Anvers 1920. Le Comité International Olympique, rouage central et permanent du Néo-olympisme, qui a son siège à Lausanne, tient une séance plénière annuelle, chaque année dans une ville différente ; il a en outre convoqué à diverses reprises des Congrès techniques ou pédagogiques. L’un de ces Congrès (celui de Paris en 1906), tenu au Foyer de la Comédie-Française sous la présidence de M. Jules Claretie, a fixé le programme des concours d’art (architecture, littérature, musique, peinture et sculpture) dès lors annexés aux Jeux Olympiques.

Le rénovateur de l’olympisme s’est assez clairement expliqué sur le but et le caractère de son œuvre pour n’avoir pas à y revenir ici ; ne peuvent se tromper à cet égard que ceux qui le veulent bien[1].

On considère généralement que les Jeux Olympiques ont eu pour principal résultat de créer l’internationalisme sportif. La chose n’est pas exacte en ce que les rencontres internationales se fussent multipliées de toute manière, bien que plus laborieusement, étant donné le besoin d’émulation résultant du progrès des sports. Mais le Néo-olympisme a surtout provoqué la concentration sportive en obligeant à tra-

  1. Je renvoie de nouveau à mon livre Une campagne de vingt-un ans et à l’article de la Revue hebdomadaire cité plus haut, ainsi qu’à ceux publiés dans l’Indépendance Belge et dans la Fortnightly Review. Consulter également mes Souvenirs d’Amérique et de Grèce.