Page:Pierre de Coubertin - Universités transatlantiques, 1890.djvu/68

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autour de new york.

font consciencieusement l’essai, après avoir d’ailleurs donné libre carrière à leurs instincts d’Anglo-Saxons.

Mais nous voici loin du Berkeley et, avant de le quitter, je voudrais noter un fait caractéristique. Quand un garçon se présente pour y être reçu, on lui demande la promesse écrite qu’il ne fumera pas tant qu’il fera partie du collège ; or, lorsque les paquebots débarquent leurs passagers, on fait signer à ceux-ci la déclaration qu’ils n’ont dans leurs malles aucun objet susceptible d’être taxé à la douane ; ensuite, on fouille les malles exactement comme si nulle déclaration n’avait été signée. Agit-on de même ici vis-à-vis des garçons, ou s’en rapporte-t-on à leur parole ?

Quand je quittai le Dr White, il me remit aimablement une brochure renfermant les divers discours prononcés l’an dernier à l’inauguration du gymnase. Cela commença, suivant la coutume, par une prière que lut l’évêque de New York. Je n’avais encore jamais eu connaissance d’une prière composée pour l’inauguration d’un gymnase et je n’avais pas l’idée de toutes les belles choses qui peuvent être