Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/106

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Elle est belle de tout point autant qu’aucune chose peut l’être.

Sais-tu quels sont ceux qui plongent [350a] avec hardiesse dans les puits ?

Oui, les plongeurs.

Est-ce parce qu’ils savent plonger, ou pour quelque autre raison ?

Parce qu’ils savent plonger.

Quels sont ceux qui sont hardis à combattre à cheval, les bons cavaliers ou les mauvais ?

Les bons.

Et quels sont ceux qui combattent hardiment avec des peltes[1]? Ceux qui savent manier ce bouclier, ou non ?

Ceux qui le savent manier. Et dans tout le reste, ajouta-t-il, si c’est là ce que tu me demandes, ceux qui savent montrent plus de hardiesse que ceux qui ne savent point, et les mêmes hommes, [350b] lorsqu’ils ont appris, sont plus hardis qu’ils ne l’étaient avant que d’apprendre.

As-tu vu quelquefois, lui dis-je, des gens qui n’ayant aucune expérience de toutes ces choses, y montrent néanmoins de la hardiesse ?

Oui, j’en ai vu, qui en montrent même beaucoup.

  1. Boucliers échancrés.