Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/143

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tice est la règle absolue de nos actions, non-seulement d’après les institutions sociales, mais selon la vérité des choses, il suit que la rhétorique ne peut rien se permettre contre là justice, et que si la rhétorique s’écarte de la justice, elle se met en dehors et de l’ordre social et de l’ordre naturel, qui tous deux proclament la justice comme la loi suprême de l’humanité, et attachent à son infraction des suites terribles et inévitables. De là, des conséquences en conséquences, cet épilogue mythologique où les suites de l’injustice non expiée en ce monde sont renvoyées à un autre où il n’y a plus d’ajournement ; épilogue qui se rapporte toujours à cette conclusion, que la rhétorique, qui ose se mettre en contraduction avec la justice, qui sauve son client, même coupable, et ne regarde que le succès du moment, cette rhétorique est à-la-fois et une bassesse pour celui qui l’emploie, et une calamité pour celui qu’elle croit sauver. Donc toutes les parties du Gorgias tiennent