Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/19

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L’AMI DE SOCRATE.

Tout de bon ? Est-ce un Athénien ou un étranger ?

SOCRATE.

Un étranger.

L’AMI DE SOCRATE.

D’où est-il ?

SOCRATE.

D’Abdère.

L’AMI DE SOCRATE.

Et cet étranger t’a semblé si beau que tu le trouves plus beau que le fils de Clinias ?

SOCRATE.

Et comment, mon cher, le plus sage ne paraîtrait-il pas le plus beau ?

L’AMI DE SOCRATE.

Tu viens donc de quitter un sage ?

SOCRATE.

Oui, un sage, et le plus sage de notre temps ; si du moins tu trouves que Protagoras mérite ce titre.

L’AMI DE SOCRATE.

Que me dis-tu là ? Quoi ? Protagoras est ici !

SOCRATE.

Oui, depuis trois jours.