Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/286

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SOCRATE.

Où conduit-on ceux qui s’abandonnent à l’injustice et à l’intempérance ?


POLUS.

Tu veux dire apparemment chez les juges.


SOCRATE.

N’est-ce pas pour y être punis ?


POLUS.

Sans doute.


SOCRATE.

Ceux qui châtient avec raison ne suivent-ils point en cela une certaine justice ?


POLUS.

Cela est évident.


SOCRATE.

Ainsi l’économie délivre de l’indigence, la médecine de la maladie, et la justice de l’intempérance et de l’injustice.


POLUS.

Je le pense ainsi.


SOCRATE.

Mais de ces trois choses dont tu parles, quelle est la plus belle ?


POLUS.

De quelles choses ?