Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/289

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POLUS.

J’en conviens.


SOCRATE.

Car elle rend sage, elle oblige à devenir plus juste, et elle est une sorte de médecine morale.


POLUS.

Oui.


SOCRATE.

Le plus heureux, par conséquent, est celui qui n’a admis dans son âme aucun mal, puisque nous avons vu que le mal de l’âme est le plus grand de tous.


POLUS.

Sans difficulté.


SOCRATE.

Le second est celui qu’on en a délivré.


POLUS.

Il y a apparence.


SOCRATE.

C’est-à-dire, celui qui a reçu des avis, des réprimandes, qui a subi la punition.


POLUS.

Oui.


SOCRATE.

Ainsi, celui qui est malade de l’injustice, et qui n’en a pas été délivré, mène la vie la plus malheureuse.