Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/308

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qui ont du bien, du crédit, et qui jouissent des avantages de la vie.


SOCRATE.

Si mon âme était d’or, Calliclès, ne penses-tu pas que ce serait une grande joie pour moi d’avoir trouvé quelque pierre excellente, de celles dont on se sert pour éprouver l’or ; de façon qu’approchant mon âme de cette pierre, si elle me rendait un témoignage satisfaisant de mon âme, je susse à n’en pouvoir douter que je suis en bon état et n’ai plus besoin d’aucune épreuve ?


CALLICLÈS.

À quel propos me demandes-tu cela, Socrate ?


SOCRATE.

Je vais te le dire : je crois avoir fait en ta personne cette heureuse rencontre.


CALLICLÈS.

Pourquoi cela ?


SOCRATE.

Je suis bien assuré que si tu tombes d’accord avec moi sur les principes que j’ai dans l’âme, ces principes sont vrais. Je remarque en effet que pour examiner comme il faut si une âme est bien ou mal, il faut avoir trois qualités, que tu réunis toutes, la science, la bienveillance et la franchise. Je me trouve avec bien des gens qui