Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/352

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comme je tâchais tout-à-l’heure de le faire ; et après les avoir séparés et être convenus entre nous que ce sont bien les deux systèmes de vie, d’examiner en quoi cette différence consiste, et lequel des deux mérite d’être préféré. Tu ne comprends peut-être pas encore ce que je veux dire ?


CALLICLÈS.

Non, vraiment.


SOCRATE.

Je vais donc te l’expliquer plus clairement. Nous sommes demeurés d’accord, toi et moi, qu’il y a un bon et un agréable, et que l’agréable est autre que le bon ; de plus, qu’il y a de certaines industries et de certaines manières de se les procurer, qui tendent les unes à l’agréable, les autres au bon. Commence avant tout par m’accorder ou me nier ce point.


CALLICLÈS.

Je l’accorde.


SOCRATE.

Voyons ; accorde-moi aussi ce que je disais à Polus et à Gorgias, si ce que je disais t’a paru véritable. Je soutenais que l’adresse du cuisinier n’est pas un art, mais une routine ; qu’au contraire, la médecine est un art : me fondant sur ce que la médecine a étudié la nature du