Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/552

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nous voulûmes, ainsi que tous nos auditeurs, obtenir d'eux quelques instans ; mais ils n'eurent aucun égard à nos représentations, et se fâchant dans leur langage à demi barbare, ils se mirent à appeler Lysis et Ménexène [223b] avec plus d'instance encore. Enfin, comme ils paraissaient avoir un peu bu durant la fête d'Hermès et se trouver hors d'état de nous entendre, vaincus par leur opiniâtreté, nous nous séparâmes. Cependant, au moment où Lysis et Ménexène se retiraient, je leur dis : Jeunes gens, vous et moi, tout vieux que je suis, nous nous sommes peut-être rendus un peu ridicules aujourd'hui ; car tous ceux qui nous quittent vont se demander comment il se fait que nous nous croyions amis, vous le voyez, je me mets du nombre, et que pourtant nous n'ayons pu découvrir encore ce que c'est que l'ami.