Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/571

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HIPPIAS,

OU

DU BEAU.


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SOCRATE, HIPPIAS.


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[281a] SOCRATE.


O SAGE et excellent Hippias, combien il y a que tu n’es venu à Athènes !

HIPPIAS.

En vérité, Socrate, je n’en ai pas eu le loisir. Lorsque l’Élide a quelque affaire à traiter avec une autre cité, elle s’adresse toujours à moi préférablement à tout autre citoyen, et me choisit pour son envoyé, persuadée que personne n’est plus capable de bien juger, et de lui faire un rapport fidèle des choses qui lui sont dites [281b] de la part de chaque ville. J’ai donc été souvent député en différentes villes, mais le plus souvent à Lacédémone et pour